PROCESSUS DE CREATION

La captation des images du projet résulte d’un travail collaboratif de recherche sur le terrain. L’idée étant de s’approprier une écriture commune et de permettre à la future écriture musicale de prendre en compte le « hors-champ » des images réalisées. La création passe donc par une errance dans les « Non-Lieux » (zones industrielles, zones commerciales…), de nuit, à la recherche des symboles, des stigmates de cette surmodernité.

La technique photographique employée est numérique, d’une part pour la neutralité inhérente à ce type de fichier d’autre part, pour la facilité à la retouche et aux truquages qu’offre ce format. L’ensemble de la série se compose d’images au format 2/3  horizontales, l’inclinaison appuyant ici la spatialité imprécise des Non-Lieux parcourus.

L’objectif de la série est de 15 images. Comme évoqué précédemment, le temps de recherche est également celui de la captation sonore. En adéquation avec le processus créatif du photographe, le musicien puise dans le «hors-champ» qui l’entoure la matière nécessaire à la reproduction postérieure des ambiances nocturnes et à l’inspiration  première des sonorités qui composeront la bande-originale de la future exposition. L’échantillonnage est ainsi réalisé à l’aide d’enregistreurs numériques et analogiques.

La composition musicale est la première mémoire de cette expérience, la première interprétation. A Chaque photographie correspond donc un souvenir, un morceau de musique. Le musicien accentue par le choix de son écriture et de ses arrangements la subjectivité du photographe et insuffle le mouvement dans la fixité. La production musicale se caractérise ainsi par l’éclectisme des techniques utilisées et par la variété des esthétiques qui en découlent.